Bebette Bérubé fait du bungee avec Hubert Guillaud et Dominique Cardon (Première partie)

«Moi je me suis jamais sucré, j’ai fumé la Marie des fois avec les copains pour être poli et pourtant, à dix ans, c’est l’âge où les grands vous apprennent des tas de choses. Mais je tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur, c’est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre. On est pas du même bord, lui et moi, et j’ai rien à en foutre. J’ai encore jamais fait de politique parce que ça profite toujours à quelqu’un, mais le bonheur, il devrait y avoir des lois pour l’empêcher de faire le salaud.»

La vie devant soi, Émile Ajar

Autre voyage au bout de la nuit de l’enfer, de la souffrance et de l’insomnie.

La Geheime Staatspolizei du Centre d’accueil a débusqué l’endroit où je planque mon cannabis : l’urne funéraire contenant les cendres de la défunte de mon voision de chambre et partenaire de bridge(je parle de la tradition kamasutréenne).

Marijuana que j’avais réussi à me procurer par l’intermédiaire d’un pusher d’un Club Compassion de Montréal que je ne nommerai pas ici de crainte d’alerter les grenouilles flicardes. Voir ici.

Belle herbe bleutée que je fume incognito sous la hotte de la cuisinière de la cafétéria du centre et qui soulage mes glaucomes, mes os décalcifiés, mes spasmes de vivre tout en me procurant un bien-être social généralisé, sans coût supplémentaire pour l’État qui n’a de cesse de se lucidifier, il faut le dire.

Trêve de pleurnicherie, je vais faire contre mauvaise infortune bon coeur fatigué et vous  filer la métaphore droit à l’estomac d’un article que j’ai, par la magie de la «serependity»,  cueilli dans mon Google Biper. Il s’agit d’une entrevue qu’a accordé le bel et ténébreux Hubert Guillaud à Dominique Cardon sur le site d’Internet Activiste : «Dominique Cardon : Pourquoi l’internet n’a-t-il pas changé la politique?».  Ça m’a vraiment mise de bonne humeur cette entrevue.  Je vous le conseille fortement, surtout pour les commentaires qui débordent vers une véritable société du spectacle du peuple robespérien qui hexagone dans tous les sens.

Bon, on remet ça à plus tard. On ne s’entend plus ici dedans, tout le bon peuple des vieux est rassemblé dans la salle commune pour écouter Parle, parle, jase, jase avec Janette Bertrand qui interviouille avec ses cartons ce bon Charles Aznavour.

On ne s’entend plus, Ça hurle «Je me voyais déjà»

À suivre…  avec Guillaud, Cardon, Abbie Hoffman et Jerry Rubin (Do it)

À propos de Luc Jodoin

Bibliothécaire
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