Les livres

Les livres. On ne sait plus où les ranger, on les empile sur et sous  la table de nuit, dans les corridors, ils traînent sur toutes les surfaces disponibles de la maison, dans les placards, sous le lit, dans les tiroirs, le coffre arrière de la voiture, le garde-manger, la salle de bain, au travail, chez les amis, derrière des livres dans des bibliothèques bancales.

Les livres, les textes, on les lit de plus en plus à l’écran, numérique, sur Ipad, Iphone, Sony Reader (bientôt Kindle), sur les ordis de notre quotidien, à la maison, au boulot, dans le métro, sur le bixi (prudence), en voiture, en marchant, en courant.

Les livres, ils nous narguent, nous obsèdent, avalent le temps, les nuits, la vie.

Rien n’y fait, fin avril de chaque année, je fais mon petit détour pour rendre visite aux Amis de la Bibliothèque de Montréal pour le Grand solde de livre des documents élagués du réseau. Bel écosystème, les documents retournent pour une bouchée de pain dans les mains des citoyens, les profits de la vente servent à financer l’animation du livre dans les bibliothèques et hors les murs,  le livre circule et s’échange.

Mon incontournable printanier. Je me fixe des petites contraintes : la visite ne doit pas dépasser la demi-heure, un budget de 10 dollars!.  Grande pratique du livre, du butinage, oeil exercé à débusquer des petits trésors dans les quelque 80 000 livres qui sont offerts.

La cuvée 2011 :

Des prix Nobel :

Yasunari Kawabata : Tristesse et Beauté, Albin-Michel (mort et érotisme)
Carlos Fuentes : La capagne d’Amérique, Gallimard (pour revisiter Cervantes)
Orhan Panuk : Mon nom est rouge (polyphonie ottomane)

Des incontournables :

Elsa Morante : Aracoeli, Gallimard
Italo Calvino : Cosmicomics, Seuil (ma version poche tombe en lambeaux)
Alejo Carpentier, Le partage des eaux, Gallimard
Scott Fizgerald: Les enfants du jazz, Gallimard

Des québécois

Louise Dupré, La voie lactée, XYZ (j’adore la poète, voir ici)
Monique Proulx : Champagne, Boréal (chaudement recommandé par une amie poète)
Georges Dor, D’aussi loin que l’amour nous vienne (j’avais blogué sur les entours de ce livre avec un exemplaire de la bibliothèque Petite-Patrie).

Je vais les lire relire, mais où vais-je les mettre?

Ciel! Tristesse et beauté.

À propos de Luc Jodoin

Bibliothécaire
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