Du bon usage de la virgule

Je pense avoir convaincu mes enfants de l’utilité de la virgule pour assurer une bonne compréhension des textes. Déniché dans un roman dont je vous cacherai le titre, mais dont l’auteur est Audu Ava O(accent aigu)Lafstasdo(accent aigu)ttir.

L’original :

«Tu te rapelles Thorgunnur, dis-je. Celle qui était dans la même classe que moi pendant toute l’école primaire et qui venait souvent à la maison, qui jouait du violoncelle, avec des lunettes et un appareil dentaire»

La même bout de texte amputé d’une petite virgule :

«Tu te rapelles Thorgunnur, dis-je. Celle qui était dans la même classe que moi pendant toute l’école primaire et qui venait souvent à la maison, qui jouait du violoncelle avec des lunettes et un appareil dentaire»

Ils ont tout pigé, mais en m’avouant préférer la deuxième version, jouer du violoncelle avec un appareil dentaire, c’est plutôt rigolo. Je partage leur opinion tant ce roman me rend dingue : platitude stylistique et bons sentiments. Je vais l’achever le roman, j’ai promis, mais en m’appliquant à exercer des lectures aberrantes, en jonglant avec la ponctuation et en intervertissant le sexe des personnages. Si j’ai un peu de chance, je vais sûrement trouver de jolis zeugmes pour l’Oreille tendue…

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Et voilà qui me permet d’ajouter une nouvelle rubrique dans mes catégories flottantes :

Calembredaine

À propos de Luc Jodoin

Bibliothécaire
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