J’ai finalement repris possession de mon blogue. Je rapatrie dans la maison un billet précédemment publié sur Google Drive.
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Mon blogue est en détresse. Il donne de la gîte à babord. Plus de capitaine à bord. Pas moyen d’y ajouter un seul mot. L’embrouillamini PHP complet. Ni le temps, ni les mains assez agiles pour m’occuper de ça. On verra, demain, peut-être mardi. En attendant, je squatte un petit studio sur Google drive. Ça devrait faire le travail
Je me suis isolé dans mon gourbi. Je lis et j’écris.
Je lis Ponti, qui me conforte dans ma misanthropie du moment. Je lis Claude Ponti, ce qu’il en dit de notre monde, de son déficit d’entretien généralisé. Je dis Ponti : voilà une belle et bonne grande tape dans la gueule.
Comment nous vous aimons, chez Publie.net, collection Ouvrez.
Je note :
(…)
Vos institutions, vos lois, vos coutumes, vos hiérarchies,
votre amour filial, votre amour de l’autre, votre amour de la patrie,
votre respect, nous voyons au travers, et nous rions.
(…)
Et nous disons.
Bite dans la bouche. Trou du cul défoncé. Vulves et vagins empalés. Lèvres dévorées et déchirées. Clitoris arrachés. Persuasion. Séduction, manipulation, abus de langage, abus des mots, abus des corps, abus des rédemptions, abus des résurrections.
Menace de mort.
Terreur.
(…)
Nous vous haïssons de vous aimer.
Nous vous aimons de vous haïr.
Nous avons le septième sens du dérisoire.
Nous pratiquons le vingtième art du dérisoire.
(…)
Nous vivons retournés comme des gants, vulnérables et détruits, en reconstruction permanente, Saint Sébastien, nous avançons vers les flèches, nous guidons les flèches, nous sommes égarés au point de vous dire où nous frapper.
Car nous vous aimons.
Violeurs, infanticides, violeurs incestueux, nous n’avons que vous.
(…)
Nous ne croyons en rien.
Pas même en nous-mêmes.
Formidable liberté.
Nous pouvons construire n’importe qui des ruines de nous-mêmes.
(…)
Voyez-vous comment nous vous aimons ?
(…)
Vous passez par l’amour, vous nous aimerez toujours, nous somme ce qu’il y a de plus précieux au monde pour vous, nous sommes de votre chair, de votre sang.
Et notre sang, vous le buvez.
(…)
Vous êtes au rire de la vie ce que la chiasse
est à la défécation vertueuse, un cataclysme !
Nous sommes des milliards de milliers de nous-mêmes
à rire du rire miracumuleux de tous les rires de la vie.
Nous savons, et nous rions.
Oui nous savons,
oui nous rions,
oui, nous n’avons que vous,
mais vous qui avez-vous en dehors de nous ?