Récits du voir et du noir

 

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Une semaine de vacances disait la saloperie, d’emblée, caméra à la main, gros plan sur l’abject, au cœur du mal, de l’anéantissement de l’autre. L’inceste décrit dans tous ses détails. La domination. Un point de vue clinique, froid, distancié, avec un narrateur omniscient nous tenant ferme, prisonnier de l’horreur. C’était un récit du voir, noir.

Dans Un amour impossible, on change de focale. On assiste à un lent dévoilement. Une légère brume fond sur le monde. Ça couve tout le long du récit, ça va nous exploser au visage, on le sait, dans la dernière partie du roman. L’inceste. Une perspective du point de vue de la mère, son amour pour sa fille, pour le père absent depuis toujours, depuis le jour où il lui a dit la beauté de ses mains, depuis le jour où il lui a fait un enfant – qu’il ravira plus tard –  avant de fuir. Des amours impossibles. C’est un récit de l’aveuglement, d’une mère qui n’a pas vu, agit. Noir.

 

À propos de Luc Jodoin

Bibliothécaire
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Une réponse à Récits du voir et du noir

  1. Johnie dit :

    Merci beaucoup, le commentaire ne c&71©8#;Ã2tait pas posté de mon côté, d’où mon message désolé !Bien sur si j’ai la chance de tomber lors d’une journée de tournage, je vous en ferai part.Bonne journéexoxo

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