Température et incipit dans Le plongeur de Stéphane Larue

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Never open a book with weather. Elmore Leonard, Ten rules for writing fictions.

Bof! L’auteur n’a pas suivi les conseils d’Elmore Leonard dans son roman Le plongeur.

Lauréat du Prix des libraires du Québec 2017.

Prologue :

«La GRATTE éclaire de son gyrophare la façade blanchie des immeubles. Elle avance lentement sur Hochelaga en tassant la neige devant elle. On arrive enfin à la dépasser et on tourne dans une petite rue mal éclairée. Le ciel est encore bas, sombre et cotonneux.»

Et au début du chapitre 1 :

«Des flocons de neige mouillée s’écrasaient mollement sur le pare-brise. On n’entendait que la va-et-vient des essuies-glaces et la rumeur étouffée de voitures qui passaient à côté de nous. Malik s’était garé le long du trottoir, derrière une Tercel qui avait connu des jours meilleurs. Il avait éteint la musique et regardait devant lui. Le ciel commençait déjà à s’assombrir. Il était à peine seize heures.» p. 33

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Une critique :

«C’est dans cet univers cru et sans joie — mais pas sans beauté noire — que le lecteur avance sur les pas du protagoniste, à l’aveugle, le motton dans la gorge. Poignant et magnifique.» Christian Desmeules, Qui perd gagne, Le Devoir, 29 octobre 2016.

Des zeugmes en prime, c’est ici en fin de phrase, cueillis par l’Oreille tendue.

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Stéphane Larue, Le Plongeur, Le Quartanier, 2916, 569 pages. (disponible aussi  en version numérique dans une bibliothèque  près de chez vous, ouverte 24 heures sur 24.)

 

 

À propos de Luc Jodoin

Bibliothécaire
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