Zaï Zaï Zaï Zaï

Zai_zai_zai_zai

Une BD : Zaï Zaï Zaï Zaï, de Fabcaro. Couronnée du Grand Prix de la Critique ACBD 2016 à Angoulême. Un petit côté Boris Vian. À pisser de rire.

Un auteur de BD se pointe à la caisse du supermarché pour payer ses victuailles. Manque de pot, il n’a pas sa carte de fidélité du magasin sur lui. N’a pas été foutu, le bêta, de la transférer de son pantalon sale à celui qu’il porte tout propret. Le drame. Roselyne, la commis de service, s’en remet au gardien de sécurité pour s’occuper de ce malfrat, lequel n’hésitera pas à se saisir d’un poireau pour opposer sa résistance (déplorable habitude des jeunes des quartiers sensibles, l’usage du poireau comme arme de destruction massive).

Il s’enfuit, évitant de justesse le roulé-boulé du garde-chiourme, avant que la Direction ne se pointe au comptoir. S’ensuivent différents tableaux pour nous faire part du traumatisme de Roselyne qui demande à être transférée au rayon de la poissonnerie, du narcissisme du gardien de sécurité, de la quête de la police (analyse ADN du poireau en cours).

Les médias vont s’en mêler, la rumeur gonfle, un complot de la juiverie internationale, encore. La Ministre de l’intérieur intervient à la télé (« ne pas céder à la psychose »). Insécurité croissante des voisins. Vous avez compris, tout le monde en prend pour son rhume dans cette BD désopilante. On finira par mettre le grappin sur le délinquant. Il le paiera cher, la punition sera terrible, loufoque, mais je ne divulgâche pas…

Fabcaro. Zaï Zaï Zaï Zaï : un road movie, Éditions 6 Pieds sous Terre, 2015, 72 pages.

Billet publié sur le Club des irrésistibles, le 6 juillet 2017

À propos de Luc Jodoin

Bibliothécaire
Ce contenu a été publié dans Bande dessinée, Recommandation de lecture, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *