J’aime pas Hydro

combien de temps encore

Lecture cet après-midi d’un recueil de nouvelles de Gilles Archambault : Combien de temps encore?

Titre fort à propos, la fille de l’Hydro devait passer entre midi et 16 heures m’installer un compteur numérique. Optimisation oblige.

Le recueil. Titre un peu déprimant. Détrompez-vous. Méfiez-vous des quatrièmes de couverture. Pas de nostalgie là-dedans. Il n’est point besoin d’avoir atteint l’âge déplorable de la plupart des protagonistes des nouvelles de ce bouquin pour avoir un regard ironique et pas pleurnichard sur la vie : la trahison des ami.e.s (ce ne seraient pas des ami.e.s sinon); l’ennui des voyages, assortis d’éphémères plaisirs; les hosties de tempêtes de neige;  les livres de poche accumulés (la peste pour les exécuteurs testamentaires) ; le grand amour avec ses obligatoires douleurs et tourments; les gars qui baisent comme des pieds et qui ne savent pas remettre ça, mais aussi les joyeusetés de s’envoyer, cravache en main, vaillamment en l’air;  les jobs poches; les envies de s’éclater, même quand on est né pour une vie en classe économique…

À lire, j’ai souri tout du long. Il a du tonus Gilles Archambault, plus que la fille d’Hydro.

  • La fille?

Elle va repasser, me dit-on.

  • Combien de temps encore?
  • Ahorita!

[Vous aurez compris pourquoi j’ai aussi classé ce billet sous la catégorie  «Accouplements»]

Référence :

Gilles Archambault : Combien de temps encore?, Boréal, Nouvelles, 2017, 136 p.

À propos de Luc Jodoin

Bibliothécaire
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