Cartes à jouer

Boisvert

[À l’instar de l’Oreille tendue, je suis sensible aux petits hasards de la vie, aux accouplements littéraires surtout. Accords de proximité.]

Yan Giroux a réalisé un film sur Yves Boisvert : À tous ceux qui ne me lisent pas.  Question de me mettre dans l’ambiance avant d’aller visionner cette bobine, j’ai replongé dans l’oeuvre du poète.

La quatrième de couverture du recueil Gardez tout :

On vous traite de deux de pique, de casque de bain, de newfie, wébo, chaouin, looser, tarla ?
[…]
Soyez tranquilles, le poème d’un deux de pique bénéficie de l’amer privilège d’être irréductible.
Les occasions de le lire ne manquent pas.

Je vous avais aussi dit que je ramais dans le Goncourt 2018. J’ai terminé. J’avais noté :

Manou préparait déjà trois rails [de cocaïne] bien symétriques. Il se servait d’une carte à jouer, un huit de carreau.

Le lecteur attentif aura noté la touche echenozienne de ce passage, ce huit de carreau, élu, venu de nulle part. La dame de pique aurait très bien pu faire le boulot.  J’ai abordé jadis, avec légèreté, cette figure de la carte à jouer dans l’oeuvre de Jean Echenoz dans un trop long billet pour ceux qui potassent le web avec leur bigophone. Je vous mets le lien à l’endroit précis. C’est ici, si ça vous chante. Para servir.

Références :

Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux (pour la version numérique), Actes Sud, 2018, 426 p.

Yves Boisvert, Gardez tout, Écrits des Forges, 1987,  68 p.

Auto-citation, pour ceux qui auraient raté le ici sus-lié :
L’angoisse de la carte de jeu perdue dans l’oeuvre de Jean Echenoz

Crédit photo : Luc Jodoin. Libre de droit.

 

 

 

 

 

À propos de Luc Jodoin

Bibliothécaire
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