La légende du saint buveur

La-legende-du-saint-buveur-70x100[Billet publié le 10 mars 2013. Perdu suite à un crash informatique et récupéré grâce aux bons soins de Wayback Machine]

Il est itinérant, couche sous les ponts de Paris. Un homme d’honneur. Sa vie sera chamboulée lors de la rencontre d’un bon diable qui lui prête 200 francs pour lui permettre de profiter un peu de la vie. Une condition : il doit s’acquitter de sa dette en la remettant, au bénéfice de la petite sainte Thérèse de Lisieux, au prêtre qui officie à l’église de Sainte-Marie-des-Batignolles. De coups de chance en rencontres fortuites, il finira par s’extraire de son état d’homme de rien.

Mais il ne sait pas, le pauvre, que les désirs sont comme des tonneaux de Danaïdes : sans fond. Il ne se doute même pas que c’est la Mort qu’il a croisée sous les ponts, elle lui a frôlé l’épaule, comme dans le conte oriental La mort à Samarcande. Rien ne sert de fuir la mort, elle vous a donné rendez-vous au lieu même où vous fuyez. Dans les bras de la petite Thérèse. Le dernier écrit de Joseph Roth : La légende du saint buveur. Amère ironie.

A propos Luc Jodoin

Bibliothécaire
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