
Excellent dossier dans le Devoir du 23 juin 2018 : Dix œuvres du patrimoine littéraire à sortir de l’oubli, par Dominic Tardif. Avec la collaboration des auteurs suivants : Naomi Fontaine, Robert Lévesque, Julie Boulanger, Amélie Paquet, Anne-Martine Parent, Audrey Wilhelmy, Marie-Céline Agnant, Kevin Lambert, Patrick Nicol, Dany Laferrière, et Sébastien La Rocque. Vous trouverez peut-être ces livres chez les bouquinistes et certains dans vos bibliothèques. Pour le reste, j’ai effectué la disponibilité de ce patrimoine littéraire dans les bibliothèques publiques de Montréal : La Grande Bibliothèque et Bibliothèques de Montréal. J’ai ajouté un lien vers l’Université de Montréal pour un titre plutôt rare. Vous pourrez toujours faire un prêt entre bibliothèques. Je n’ai pas fait la recherche sur le site des Librairies indépendantes… Ça va faire…
Constats :
- Diversité dans le choix des auteurs (5) et des autrices (5);
- Diversité culturelle : un juif polonais, une militante innue, une libanaise;
- Sauf pour les ouvrages d’Abla Farhoud et de Jacques Renaud, les titres sont relativement peu nombreux dans les bibliothèques publiques montréalaises (je n’ai pas fait la recherche dans les bibliothèques des villes défusionnées);
- Accessibilité universelle : titres disponibles dans différents formats : imprimé, numérique, Daisy, sonore, mais seul le livre de Farhoud a été publié en braille;
- Les masques de Gilbert La Rocque est aussi disponible en anglais à La Grande Bibliothèque;
- Une petite coquille dans le nom de Sholem Shtern, dont le patronyme exige un «h».
La recherche :
1 ) Neuf jours de haine, Jean-Jules Richard, Éditions de l’Arbre, 1948, 400 p.
Bibliothèques de Montréal : 5 exemplaires imprimés.
La Grande Biblothèque : 3 exemplaires physiques et 2 exemplaires au format numérique, dont un au format Daisy.
2) Geôles, Michèle Lalonde, Éditions d’Orphée, 1959. 40 p.
Bibliothèques de Montréal : Hum, aucun exemplaire, mais présence de Speak White.
La Grande Bibliothèque : 2 exemplaires imprimés, dont un en consultation sur place.
Université de Montréal : 2 exemplaires imprimés.
3) Le cassé, Jacques Renaud, Édition Partis pris, 1964, 126 p.
Bibliothèques de Montréal : 3 exemplaires imprimés.
La Grande Bibliothèque : 6 exemplaires imprimés.
4) Jos Carbone, Jacques Benoit, Éditions du jour, 1967, 125 p.
Bibliothèques de Montréal : 1 exemplaire numérique.
La Grande Bibliothèque : 4 exemplaires aux formats suivants : numérique, imprimé, Daisy, audio.
5) Je suis une maudite sauvagesse. An Antane Kapesh, Leméac, 1976, 150 p.
Bibliothèques de Montréal : 1 exemplaire introuvable…
La Grande Bibliothèque : 2 exemplaires imprimés.
6) Les masques, Gilbert La Rocque, Québec Amérique, 1980, 233 p.
Bibliothèques de Montréal : 5 exemplaires imprimés.
La Grande Bibliothèque : 9 exemplaires aux formats suivants : imprimé (6), dont un en anglais, numérique (1) et audio (2)
7) Lecture en vélocipède. Poésie 1970-1971, Huguette Gaulin, Les Herbes rouges, 1983, 175 p.
Bibliothèques de Montréal : 1 exemplaire imprimé et 1 format numérique.
La Grande Bibliothèque : 3 exemplaires imprimés et 1 au format numérique.
8. Encore une partie pour Berri, Pauline Harvey, Pleine lune, 1985, 181 p.
Bibliothèques de Montréal : 2 exemplaires imprimés.
La Grande Bibliothèque : 2 exemplaires imprimés, 1 livre audio et 1 livre sonore au format Daisy.
9) Le fou d’Omar, Abla Farhoud, VLB, 2005, 204 p.
Bibliothèques de Montréal : 23 exemplaires imprimés.
La Grand Bibliothèque : 1 exemplaire imprimé, 1 exemplaire numérique et 2 exemplaires en braille abrégé (Bravo!)
10) Nostalgie et tristesse. Mémoires littéraires du Montréal yiddish, Sholem Stern [sic] – Solem Shtern, Éditions du Noroît, 2006, 357 p.
Bibliothèques de Montréal : 6 exemplaires imprimés.
La Grande Bibliothèque : 1 exemplaire imprimé et 1 exemplaire numérique.
Référence :
Dix œuvres du patrimoine littéraire à sortir de l’oubli, Le Devoir, Le D Magazine, 23 juin, p. 28-31 (aussi disponible en ligne ici)
La photo originale est de Jacques Nadeau.







J’aime pas Hydro
Lecture cet après-midi d’un recueil de nouvelles de Gilles Archambault : Combien de temps encore?
Titre fort à propos, la fille de l’Hydro devait passer entre midi et 16 heures m’installer un compteur numérique. Optimisation oblige.
Le recueil. Titre un peu déprimant. Détrompez-vous. Méfiez-vous des quatrièmes de couverture. Pas de nostalgie là-dedans. Il n’est point besoin d’avoir atteint l’âge déplorable de la plupart des protagonistes des nouvelles de ce bouquin pour avoir un regard ironique et pas pleurnichard sur la vie : la trahison des ami.e.s (ce ne seraient pas des ami.e.s sinon); l’ennui des voyages, assortis d’éphémères plaisirs; les hosties de tempêtes de neige; les livres de poche accumulés (la peste pour les exécuteurs testamentaires) ; le grand amour avec ses obligatoires douleurs et tourments; les gars qui baisent comme des pieds et qui ne savent pas remettre ça, mais aussi les joyeusetés de s’envoyer, cravache en main, vaillamment en l’air; les jobs poches; les envies de s’éclater, même quand on est né pour une vie en classe économique…
À lire, j’ai souri tout du long. Il a du tonus Gilles Archambault, plus que la fille d’Hydro.
Elle va repasser, me dit-on.
[Vous aurez compris pourquoi j’ai aussi classé ce billet sous la catégorie «Accouplements»]
Référence :
Gilles Archambault : Combien de temps encore?, Boréal, Nouvelles, 2017, 136 p.