Prolifération de chaises au MBAM

C’est dans la salle des arts décoratifs du Musée des beaux-arts de Montréal que se déploie plus de 800 objets de design, parmi lesquels se trouve une concentration importante de chaises.

Le comité central du FLC a été alerté et m’a mandaté pour accompagner K, son commissaire à la culture, afin de procéder à une inspection rigoureuse de l’état des lieux.

L’œuvre centrale de l’exposition a fasciné le commissaire, avant de l’horrifier. Dix-sept chaises cordées au mur, amputées de leurs pieds arrières [chaises calender]. Je le cite :  «Un carnage froidement scénographié, certifié conforme aux normes de l’art contemporain. D’un sans-gêne.»

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Source à la fin du billet.

K, le commissaire, a eu une pensée émue pour les Expos, Youppi et l’ex-maire de Montréal, Denis Coderre, devant cette chaise recyclée en gant de baseball. Rêve municipal avorté.

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«Canope Joe» par Jonathan De Pas, Donato D’Urbino et Paolo Lomazzi.

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Serge Chapleau, Denis Coderre en Youppi, mascotte des Expos. 22 avril 2017.

«Chaise pour Youppi?.» K.

IMG_1373Chaise 360° par Konstantin Grcic.

«Chaise plantureuse avec repose-pieds. Anthropomorphisme obsolète. Appropriation corporelle. Les pieds de la chaise Tallon accrochée au mur ont disparu.» K.

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Fauteuil et repos-pieds, La Mamma par Gaetano Pesce.

«Chaise d’aisance. Sans commentaire.» K.

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Créateur non-identifié. Erreur du pitcher.

Nous avons aussi vu l’expostion Le confort et l’indifférence. «Une autre chaise réduite à sa fonction utilitaire de repose-pieds.» K.

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Girls on campus, par Yves Tessier. 

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Oeuvre centrale, de gauche à droite et de haut en bas :

Marcel Breuer — Chaise tubulaire en acier et cuir
Mart Stam — Chaise cantilever en acier
Ludwig Mies van der Rohe — Fauteuil MR en acier chromé
Alvar Aalto — Fauteuil en bois cintré
Gerrit Rietveld — Chaise Zig-Zag
Charles et Ray Eames — Chaise en contreplaqué moulé
Eero Saarinen — Chaise sculpturale à coque
Ludwig Mies van der Rohe — Fauteuil tubulaire
Jean Prouvé — Élément de mobilier bois et métal
Verner Panton — Prototype de chaise en plastique
Frank Gehry — Chaise en carton ondulé
Verner Panton — Chaise monobloc en plastique
Isamu Noguchi — Chaise expérimentale sculpturale
Alvar Aalto — Chaise en bois cintré
Marcel Breuer — Prototype cantilever
Pierre Paulin — Assise biomorphique
Gerrit Rietveld — Variante structurelle
Verner Panton — Chaise à forme continue

 

 

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Les chaises du Temps perdu et d’Anthony Guerrée

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Voilà de quoi rallier le FLC (Front de libération des chaises) : «Les Assises du temps perdu (Anthony Guerrée, Bouclard, coll. “L’Officine”, 2020».

« La littérature en état de siège. Concepteur de meubles, Anthony Guerrée a imaginé et dessiné des chaises correspondant aux principaux personnages de La Recherche : en forme de tabouret de piano pour Vinteuil, de chevalet pour Elstir, de paravent pour Mme Verdurin… Il présente ses croquis et explique ses choix dans cette plaquette, mais ne dit pas pourquoi il n’a pas permis au Narrateur de s’asseoir… » Via Philippe Didion, Notules dominicales de culture domestique [1120], le 11 janvier 2026 – Échantillon.

 

Coll.: Les Assises du Temps Perdu par Anthony Guerrée.

Albertine

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 Odette

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Verdurin

Coll.: Les Assises du Temps Perdu par Anthony Guerrée.

Elstir

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Variation sur le temps pour accordéon désaccordé

Annette Messager : « L’homme qui marche à l’envers du temps. »

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Maxence Jodoin : « Je n’ai pas l’heure, mais j’ai le temps. »

temps maxence

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Matania et les incipit météo dans les romans québécois [152]

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À Matane, une équipe travaille à rebattre les cartes de l’intelligence artificielle en misant sur un principe rarement mis de l’avant par les grands acteurs du secteur : la souveraineté culturelle et cognitive. Leur projet s’appelle Matania, un modèle d’IA conçu au Québec, entraîné avec des références québécoises et déjà utilisé par des bêta-testeurs d’ici. (Source : Bruno Guglielminetti)

Continuer la lecture

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Incipit météo : «La pluie, avant qu’elle tombe» de Jonathan Coe [151]

La pluie, avant qu'elle tombe

Never open a book with weather. Elmore Leonard, Ten rules for writing fiction.

En fait, nous sommes en présence d’un rare triplé météorologique : titre, incipit et excipit.

Titre :

La pluie, avant qu’elle tombe.

Incipit :

Gill était dans le jardin quand le téléphone sonna. Elle ratissait les feuilles mortes en piles cuivrées que son mari jetait par pelletées dans le feu. C’étaitun dimanche après-midi de fin d’automne. Elle se précipita dans la cuisine en entendant la sonnerie stridente et sentit aussitôt la chaleur du dedans l’envelopper ; elle n’avait pas réalisé à quel point l’air était devenu glacial. Il allait sûrement geler cette nuit.

Excipit :

De nouveau le téléphone sonna. Elle regarda le numéro affiché : Catharine, cette fois. Gill attendit, encore quelques secondes, avant de décrocher, et dans cet instant qu’elle prolongeait elle sentit la révélation se dérober, s’évaporer, disparaître ; désespérée, elle vit cette promesse lui glisser à tout jamais entre les doigts. Avant même d’entendre les premiers mots sanglotants de sa fille, elle sut qu’il était trop tard. Le sens qu’elle
recherchait était perdu. Pire encore : il n’avait jamais existé. C’était impossible. Ce qu’elle espérait trouver n’était qu’une chimère, un rêve, une chose irréelle : comme la pluie avant qu’elle tombe.

Bingo!

Via mon pote Jacques Therrien, professeur émérite à la retraite. Collège Marie-Victorin. Département de Lettres, programme Arts et lettres, option média.

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La pluie, avant qu’elle tombe / The Rain Before It Falls
Trad. de l’anglais par Serge Chauvin et Jamila Ouahmane Chauvin
Collection Du monde entier, Gallimard, 2009, 256 p.
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2025

arenoso

Pour mémoire.

Une autre année de bourlingue : MadridSoria (Espagne),  Castille de la Manche (Espagne), San Bartoleme (Espagne), Plaisance (Espagne), Caceres et Trujillo (Espagne), Albacete (Espagne), Cefalù, PalermePrague, Palma (Île de Majorque), Ottawa, Québec la capitale, le Témiscamingue, le Sénégal (en prime), Camping à Fort Coulonge (osé), un motel à Dunham (censuré) et une suite à St-Athanase (interdit de publication).

Les missions que m’a confiées le FLC (Front de libération des chaises) :

J’ai aussi vu de nombreuses expositions. Les plus marquantes :

    • Les chaises de Pablo Reinoso. La meilleure exposition du groupe selon le Comité Central du FLC.
    • Symétrie synchronique / Synchronie symétrique.
    • Une exposition consacrée à la galeriste Berthe Weil au MBAM. Dessin pour la femme en rouge et vert, de Fernand Léger et La résurrection de la fille du Jaïre de Gabriel von Max.
    • Thomas Hirschhorn, «Cartographier le monde afin d’imaginer d’autres futurs». (FB)
    • Pollock et Warholl au Thyssen-Bornemisza à Madrid. (FB)
    • Henri Matisse au CaixiaForum à Madrid. (FB)
    • Les cent ans de la Leica. À Centre culturel Fernan Gomez, Madrid. (FB)
    • Le supplice d’une chaise devant supporter un colosse durant une transfusion sanguine. «New Blood / Sangre nuevo», par Michael Etmgreen et Ingar Dragset. Oeuvre vue au Musée d’art contemporain de Plasencia, Espagne. Le 20 novembre 2025. Cette publication avait été sponsorisée par le FLC.

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  • Art public à la Fondation Juan March à Madrid (FB)
  • Art public. La main de Botero et une course de 10 kilomètres lors de laquelle je me suis couvert de ridicule. (FB)
  • Maruja Mallo. Rétrospective au Reina Sofia. Vue à deux reprises. (FB)
  • Visite du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa (FB)
  • Intéressante visite au musée Thyssen-Bornemisza à Madrid pour aller à la rencontre de Proust, les arts et « La Recherche du temps perdu ». Une pensée pour le peintre Elstir, Bergotte, Vinteuil et la Berma. J’y ai trouvé Sarah Bernhard, Tintoret, Turner, Rembrandt, des chaussettes (pour Justin Trudeau?), un peu de sexualité, un moulin à vent et une chaise pour le FLC. (FB)
  • Rafael Canogar, peintre et sculpteur espagnol, me fascine par la diversité de son œuvre. Il a exploré de nombreux courants artistiques, de l’expressionnisme abstrait à l’informalisme, en passant par la peinture gestuelle et le réalisme engagé contre le franquisme. Ses œuvres réalistes des années 1970, chargées de révolte et de contestation, résonnent encore aujourd’hui face aux dérives ambiantes d’un pouvoir mafieux techno-autoritaire et impérialiste. Exposition vue à l’Hôtel de Ville de Madrid. (FB)
  • Galerie nationale de Prague (FB)
  • Art public. David Černý à Prague : Avoir la tête dans le cul?

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Une sculpture monumentale, représentant la tête de Franz Kafka. Composée de 42 couches rotatives d’acier inoxydable.

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    • Le musée Kampa à Prague.
    • Tiempos inciertos / Temps incertains, à Madrid. (FB)
    • Plensa. À la Lonja de Palma à Majorca (FB)

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  • L’horreur et le déclin de la raison. J’ai eu l’occasion d’aller voir des gravures de Francisco Goya à la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando. Des œuvres d’une noirceur saisissante, illustrant, entre autres, les désastres de la guerre, principalement ceux causés par les troupes de Napoléon.
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Des lectures :

  • «Bristol» d’Echenoz. Ma lecture préférée de l’année, mais pas celle de Frederick Beigbeder. Le vol d’une mouche. Un incipit météo et une voiture intelligente.
  • «Précieux sang» de Marie-Hélène Voyer. Lecture comparée de mauvaise foi avec l’excellent Kholkoze d’Emmanuel Carrère.
  • «Chauffer le dehors» et  «Uashtenamu : Allumer quelque chose» de Marie-Andrée Gill; Intrusion poétique de Ricardo à marde dans ces deux recueils.
  • «Certaines n’avaient jamais vu la mer» de Julie Otsuka. Livre exceptionnel. Le billet comporte une riche analyse lexicale.
  • «La colline qui travaille» de Manevy. Plus jeune, alors qu’il était à l’université, un professeur et écrivain avait traité Philippe Manevy avec mépris et condescendance lorsqu’il  lui avait confié son désir d’écrire un roman sur sa famille. Je peux vous assurer que cet enseignant, qui se voulait sans doute pédagogue, était à côté de la plaque. Philippe Manevy est devenu un véritable écrivain. Avec une mouche.
  • «La part de l’océan» de Dominique Fortier. Extravagances autour des incipit littéraires, de Moby Dick et des engins dits cognitifs.
  • «Les guerriers de l’hiver» d’Olivier Norek. Un bon roman. L’auteur a du souffle, le récit a une odeur de soufre. Il est difficile de ne pas y voir un écho à la guerre que livre la Russie à l’Ukraine. Analyse lexicale, as usual. Treize chapitres comportent des incipit météorologiques.
  • «Un avenir radieux», de Pierre Lemaitre. Il est fort ce Lemaitre. Son incipit mêle des images qui m’ont ravi : des mouches qui bourdonnent, des feuilles de marronniers frémissantes sous la brise (la météo), un vilain chien, pas mouillé, et une oreille tendue, prête à capter le moindre son. Il ne manquait plus qu’une chaise pour le FLC, et c’était la perfection, le renversement, le coup de circuit. Avec la participation du notulographe (Philippe Didion) et de Georges Brassens.
  • «Foule monstre» de Simon Brousseau. Une foule de micro-récits. À lire. Il m’a de plus permis d’enrichir ma collection «d’oiseaux qui tombent du ciel». Bonus : les oiseaux de Richard Powers dans La chambre aux échos.

Perdre son temps, s’amuser et résoudre d’épineux problèmes grammaticaux :

  • «La Dèche» d’Akim Gagnon. Je ne me suis pas pris la tête pour en faire la critique,  je n’ai eu qu’à citer son feuilleté discursif. Il m’a aussi donné l’occasion d’un finir une fois pour toutes avec l’épineuse question de la conjugaison du verbe départir. Avec la précieuse collaboration de l’hypermnésique EddY.
  • Lecture de deux livres du météorologue Denis Tillinac. Un deux pour un dans le même billet: «Spleen en Corrèze» et  «Du bonheur d’être réac».

Exhumer des cadavres :

Des films et une série :

  • L’année du cinéma iranien avec les films d’Abbas Kiarostami, de Jafar Panahi et d’Asghar Farhadi.
  • L’art de la citation cinématographique : «Une langue universelle» de Rankin citant «Où est la maison de mon ami» de Kiarostami.
  • Encore «Perfect days» de Wim Wenders.
  • La série «Empathie». Avec de petites réserves.

Une nouvelle catégorie :

Ma coquille de l’année : « Le crime de Crime et châtiment est une sphère dont le centre est partout, la conférence [sic] nulle part. » Interview avec J-P. Toussaint, en préface de ce roman de Dostoïevky. Livre de poche.

Le fait marquant politique de l’année : la consolidation du conservatisme. C’est mal parti en 2026.

Je me suis de nouveau fiancé. N’ayez crainte. Avec la même dulcinée : Dulcinée. Nous avons eu des tracasseries administratives avec la bureaucratie espagnole. Les épousailles auront lieu le jour de La Chandeleur, à Madrid, à 11h15. Un lundi romantique.

Mes vœux pour l’année 2026? Résister. Comment? Facile :

«Si le virtuel est la norme, alors résistez par le réel, par les corps, la sensualité, les amours, les amitiés, les rencontres, les liens, les balades, le théâtre, le cinéma, les cafés, le toucher, les vagabondages, l’imaginaire. Faites l’amour dans les trois sens du terme, charnel, symbolique et politique. Fabriquez de l’espoir, de l’humanité, de la liberté.»

Asma Mhalla : «Cyberpunk – Le nouveau système totalitaire.»

 

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Ma série «Empathie»

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J’ai enfin visionné l’étonnante série Empathie. Je suis sûrement le dernier Québécois à m’y être mis, tant la série a soulevé un enthousiasme unanime. Son autrice, Florence Longpré, a fait l’année 2025, selon Marie-Louise Arsenault. Entrevue.

La principale force de cette série tient dans le personnage de Florence  : une femme fêlée de l’intérieur mais qui oppose au monde une rigueur glaciale. À la tête d’une équipe dans un institut psychiatrique, elle exerce son autorité avec un flegme et une précision clinique.

Un casting solide, enrichi par la diversité culturelle.

De bons acteurs. Le duo Florence / Mortimer est irrésistible. Monsieur Dallaire l’est tout autant.

Richesse et couleur des dialogues.

Un regard empathique sur les problèmes de santé mentale.

L’humour et la tendresse côtoient l’horreur.

Presque sans pathos.

J’ai de toutes petites réserves :

Présence marquée de la figure de l’enfermement :

      • Bébé Florence, retrouvée dans une poubelle.
      • La mère de Mortimer, reléguée au sous-sol. [surréaliste]
      • Monsieur Costco, volontairement muré dans sa chambre.
      • La blonde de Florence, enfermée dans la cuisine, s’étouffe en engloutissant du pop-corn rose tandis que la porte patio refuse obstinément de s’ouvrir.
      • La réceptionniste, prisonnière de sa cage vitrée à l’accueil de l’institut.
      • Les bénéficiaires emprisonnés dans l’institut et dans leur tête.
      • Florence et Mortimer dialoguant dans une voiture.
      • Florence prisonnière de ses cauchemars et de ses traumatismes.
      • Le patient Michel Vanier enfouit diverses substances dans ses bobettes.

Prévisibilité narrative :

    • Le retournement du rêve. Un procédé cinématographique éculé. On nous l’a déjà servi cent fois.
    • Florence finira par craquer pour Mortimer et vice versa.
    • Costco sortira de sa chambre pour aller à la rencontre de Dallaire, c’était couru d’avance.
    • Le criminologue français, un tantinet chiant, finira par montrer l’étendue de son empathie.

C’était divertissant.

J’ai découvert une nouvelle expression : «se manger la sacoche».

 

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Incipit météo musical et de Noël [150]

Never open a book with weather. Elmore Leonard, Ten rules for writing fiction.

Never open a song with weather? Allons donc !

I’ll be home for Christmas
You can plan on me
Please have snow and mistletoe
And presents on the tree

Quelle version préférez-vous?

Celle de Bing Crosby :

Ou celle d’Elvis Presley :

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Incipit météo : Les mots d’EllA, la punkette [149]

oiseau migrateur

Never open a book with weather. Elmore Leonard, Ten rules for writing fiction.

Salut à toi, oiseau migrateur égaré! Que diantre es-tu venu faire dans cette frisquette contrée revêtu d’un plumage estival? As-tu oublié la parade nuptiale qui t’attend dans pas long dans la lointaine et clémente Ibérie? ♫ Fais du feu dans la cheminée… ♫ tu repars bientôt! ♪ Dans le ciel, tu retourneras. ♬ Tel est ton destin! ♪

L’illustration est une gracieuseté de l’enfin cognitif ChatGPT.

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Incipit météo : «Feeling good» par Nina Simone [148]

Never open a book with weather. Elmore Leonard, Ten rules for writing fiction.

Never open a song with weather? Allons donc !

Birds flying high, you know how I feel
Sun in the sky, you know how I feel
Breeze driftin’ on by, you know how I feel
It’s a new dawn
It’s a new day
It’s a new life for me, yeah
It’s a new dawn
It’s a new day
It’s a new life for me, ooh
And I’m feeling good

 

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