Notre périple culturel à Londres a été sponsorisé par la cellule londonienne du FLC. Il s’est déroulé sous l’œil attentif d’un chaperon de la dite cellule, qui nous a accompagnés tout au long de notre itinéraire… muséal.
Le MOCO
Le 14 février, Journée internationale de Valentin, de l’amour, des cœurs brisés et de la découvrabilité sexuelle algorithmique, nous avons franchi les portes de l’exceptionnel MOCO Museum London. Un musée d’art contemporain tout neuf, ouvert en août 2024. On y parcourt sans essoufflement une centaine d’œuvres : un musée à taille humaine, compatible avec nos genoux, notre attention et nos fins d’après-midi.
Rien à voir avec ces mastodontes culturels qui occupent Londres, mégalopole multiculturelle et muséale : le Victoria and Albert Museum, la Tate Britain, la Tate Modern, la National Gallery et le British Museum où l’on entre plein d’enthousiasme et dont on ressort plus riche, certes, mais légèrement saoulé, un plan froissé à la main et le sentiment d’avoir raté l’essentiel.
Hasard heureux ou simple coïncidence du calendrier, le MOCO présentait ce jour-là des œuvres liées à l’amour. Plusieurs tableaux de créateurs célèbres étaient exposés comme si on avait voulu célébrer l’événement. Échantillon :
Banksy

Girls with balloon.
Damien Hearts
Heart. [Ce cœur papillonne. Ce ne sont pas des mouches]
Tracy Emin

Sans titre.
Hayden Kays

Sending you a lot of love.
Notre chaperon a boudé avec froideur les fauteuils, pourtant douillets et singuliers, exposés dans ce musée.
Kaws

Une chaise composée de jouets en peluche, d’acier inoxydable et de bois Cumaru.
Andres Reisenger et Julie Esque

Hortensia de la marque Mool. Chaise formée de 30 000 pétales en acier inoxydable.
Notre chaperon a tout de même esquissé un sourire à la vue d’une image dans laquelle se rencontrent Snoopy, un canapé, des roses, des livres et de nombreux cœurs.

Valentin Pink
Nous nous sommes finalement engouffré·e·s dans un troquet pour débreffer et siffler une bonne bière. La classe : une Fuller’s London Pride. Au moment de payer, j’ai vu un bouquet de roses près de la caisse. J’en ai pris une, avec l’accord de la serveuse, et je l’ai tendue à Dulcinée. Voyant ma galanterie, la caissière a fondu en larmes et fuit vers les cuisines.
Un cœur brisé?
Quel homme galant vous êtes… Faire plaisir à l’une et faire fondre l’autre.
J’aime de plus en plus les expositions à petite échelle. Nous en mettre plein la vue, à un moment donné, nos yeux et notre cerveau n’est plus capable d’en prendre.
Merci pour le partage…
Marie-Anne
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