Les rimettes d’Isabelle Lapointe dans son roman Épinette

epinette

Isabelle Lapointe a un faible pour les rimettes internes et les allitérations. Constatez :

On ne frappait pas à la porte des maisons de Sault-aux-Oiseaux avant d’y entrer, encore moins quand on faisait partie de la parenté. Dedé, grand champion des visites sur le fly, avait vu maintes fois ma mère en jaquette, mon père en bobettes et moi assise sur le bol de toilette. Ce matin-là, au petit matin frette de la fin novembre, il s’était faufilé dans notre cuisine et s’y était installé en silence pendant qu’on dormait.

« Philémon le poulamon », « Philémon le dindon » allait bientôt avoir le motton pris au fond du bedon.

« La connasse de Sabrina est mieux de décâlisser avant que je ramasse sa face de pétasse, que j’la tabasse, pis que je lui défasse sa tignasse. »

C’était bon pour elle qu’ils viennent de loin. Il y avait moins de chances qu’ils soient ses cousins. Et il y avait moins de chances qu’ils soient au courant de ses histoires de « couchette pis de jupette pas de bobettes ».

Un roman forcené, inventif, hors la marge, dingue, échappé des petites-maisons… Un hommage à la parlure québécoise.

Une recommandation de lecture de JimG, traducteur émérite a la retraite.

Voir aussi sur Épinette : hockey

Isabelle Lapointe, Épinette, La Mèche, 2025, 280 pages.

À propos de Luc Jodoin

Effleure la surface des choses. Intérêt pour la littérature, la langue, les arts visuels, la sociologie et les enjeux sociaux. Tendance woke. Préfère Madrid à Barcelone.
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