
La mouche envahit toute la littérature. Où que vous posiez l’œil, vous y trouverez la mouche. Les véritables écrivains, quand ils en ont eu l’opportunité, lui ont consacré un poème, une page, un paragraphe, une ligne […] Augusto Monterroso, Les mouches. Pour le contexte, voir ici
There is a fly trying to creep into the ear of one of them [il s’agit de chèvres]. The ear twitches. The fly takes off, circles, returns, settles. The ear twitches again. (p. 126)
Une citation provenant de l’Oreille tendue.
La mouche et l’oreille jonctionnent.
Il s’agit cependant de l’oreille d’une bête, bien loin de celle de Benoît Melançon, professeur émérite à la retraite du Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, véritable écrivain, blogueur, bibliographe, dix-huitièmiste, éditeur, fan de hockey et de Maurice Richard. Pion, parfois.
Un livre que j’ai lu en français, il y a de nombreuses lunes. Traduction :
Il y a une mouche qui essaie de pénétrer dans l’oreille de l’un d’eux [l’une d’elles?]. L’oreille tressaille. La mouche s’envole, tourne en rond, revient, se pose. L’oreille a un nouveau tressaillement.
Je me suis interrogé sur la nature de cette chèvre mégenrée. Je suis légèrement remonté dans le texte :
A bond seems to have come into existence between himself and the two Persians, he does not know how.
On dirait qu’il s’est noué un lien entre lui-même et les deux caraculs, il ne sait trop comment.
Petite méprise : des »Persians», ce sont des chèvres persanes. Un caracul? Un mouton d’Asie centrale.
Ça va un peu mieux.
De la traduction…
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Coetzee, J.M., Disgrace, New York, Vintage, 2000, 219 p. Édition originale : 1999.
Coetzee, J.M., Disgrâce, Paris, Seuil, traduit par Catherine Laura du Plessis, 2001. [Édition numérique]