J’aime les BD qui fessent dans le dash, qui affirment leur subjectivité, s’éloignent des belles et stratégiques objectivités qui pèsent le pour et le contre et s’enferment dans l’attentisme, la morbidité attendue. Je pense à L’ONU, la communauté internationale, les forces de sécurité… au Kosovo, au Rwanda, à Goražde, en Palestine, au Darfour…
J’aime Joe Sacco, ce qu’il nous jette à la face, le réalisme de ses planches, son parti-pris pour les opprimés, l’humour et la force rencontrés chez les opprimés, les dominés, les jamais vaincus.
. Âmes sensibles s’abstenir. BD reportage réalisée grâce aux témoignages des survivants d’une guerre sans pitié avec son lot de viols, de tortures, de massacres de masse, de bombardements répititifs, de fusillades, de gorges tranchées… Un nettoyage ethnique.
Un chef d’oeuvre dans le genre «crime de guerre» qui n’a d’égal que de Art Spiegelman pour l’holocauste et en 10 tomes de Keiji Nakazawa pour le cauchemar vu du point de vue des vaincus.
