Maybe I should have saved those leftover dreams
Funny but here’s that rainy day
Here’s that rainy day they told me about
And I laughed at the thought
That it might turn out this way
Changement de registre. Du jazz au soul. Petit va et vient amoureux. Après « Lover Come Back to Me », place à « Ain’t no sunshine … when she’s gone ».
Je me doutais bien que le Vénérable JimG ne manquerait pas de ramener sa fraise en me sortant cette chanson interprétée par Bill Withers et Joe Cocker.
On s’amuse bien dans le Bibliobabil. La nouvelle collection d’incipit musicaux c’est full cool…
Une très célèbre m’est spontanément venue en tête. JimG
Avis du pote Therrien : « La version originale de Withers est beaucoup plus touchante que celle de Cocker, un peu trop sirupeuse à mon goût. »
Ain’t no sunshine when she’s gone It’s not warm when she’s away Ain’t no sunshine when she’s gone And she’s always gone too long Anytime she’s goes away
« Lover come back to me ». Un standard de 1928 repris par Holiday dans les années 40 et 50. Ici, une version de la vibrante Susie Arioli et du superbe guitariste Jordan Officer. Via mon bon ami Therrien, une véritable encyclopédie du jazz.
D’aucuns estiment que la version de Fitzgerald est supérieure à celle d’Arioli.
Je vous mets les deux.
Arioli s’empare avec entrain d’une chanson rythmée qu’elle interprète, guillerette, avec un plaisir manifeste.
Fitzgerald, quant à elle, livre et remporte un combat acharné contre les débordements du Grand Orchestre qui l’accompagne.
J’ai l’esprit obtus. Je préfère celle d’Arioli.
Et vous ?
The sky was blue
And high above
The moon was new
And so was love
This eager heart of mine was singing
Lover where can you be
Grab your coat and grab your hat, baby Leave your worries on the doorstep Just direct your feet On the sunny side of the street
Musique de Jimmy McHugh, paroles de Dorothy Fields.
Un standard. Interprété par de grandes pointures du jazz : Dave Brubeck, Earl Hines, Louis Armstrong, Benny Goodman, Errol Garner, Dizzy Gillespie, Art Tatum, Count Basie et j’en passe.
Une recommandation de Benoît Melançon, fervent adepte de l’interprétation qu’Ella Fitzgerald donne de I Love Paris, morceau tiré des quatre saisons de Paris de Cole Porter et popularisé, entres autres, par Frank Sinatra, Maurice Chevalier, Lilo et Garou.
I love Paris in the spring time I love Paris in the fall I love Paris in the winter when it drizzles I love Paris in the summer when it sizzles I love Paris every moment Every moment of the year I love Paris
Trêve d’atermoiements : Ella Fitzgerald, «I Love Paris», www.youtube.com/watch?v=wHIT…. Y a qu’elle.
La mouche envahit toute la littérature. Où que vous posiez l’œil, vous y trouverez la mouche. Les véritables écrivains, quand ils en ont eu l’opportunité, lui ont consacré un poème, une page, un paragraphe, une ligne; Augusto Monterroso, Les mouches. Pour le contexte, voir ici
Jonas Fortier est récipiendaire du Prix Nelligan 2024 pour son recueil de poésie L’air fou.
la nuit vient du nord quand je sors dans la rue
je suis bien
dans deux pays différents et lointains
je n’ai personne à qui le dire mais des mouches saignent
« Une carrière immense. De 75 à 82 ans, elle jouait en résidence dans un petit piano bar du nom de Dany’s skylight room de la 46e rue à Manhattan. Elle affichait complet pratiquement à chaque représentation. »
Blossom Dearie est reconnaissable à sa voix fraîche et enfantine ainsi qu’à un jeu au sens harmonique raffiné, au ressort rythmique impeccable, au toucher précis et délicat. Wikipédia.
Cool jazz.
L’incipit :
This is a fine spring morning
It’s everywhere for us to share
Just look what a fine spring morning can do
I’ve got a brand new feeling
When I think twice it’s awful nice
I hope everybody is feeling it too
Le bon ami Luc Séguin (@lseguin.bsky.social) m’a gourmandé sur BlueSky après la publication, ici, d’une interprétation de Stormy Weather par Lena Horne plutôt que par celle d’Ella Fitzgerald, là. Son message : Désolé, mais le temps orageux de la Great Lady of Jazz nous emmène plus haut. Ma réponse : C’est vrai, mais les temps politiques orageux présents m’ont fait préféré [sic] l’activiste.
Je ne suis pas rancunier. J’ai corrigé la vilaine coquille commise dans mon empressement et mon étourderie, et pour faire bonne mesure je lui mets Blue Sky, par Ella Fitzgerald.
Blue skies
Smiling at me
Nothing but blue skies
Do I see
Bluebirds
Singing a song
Nothing but bluebirds
All day long
Never saw the sun shining so bright
Never saw things going so right
Noticing the days hurrying by
When you’re in love, my how they fly
P.-S. 1 J’ai aussi été vilipendé par un membre du FLC pour ne pas avoir signalé la présence d’une vieille chaise dans l’incipit de Stormy weather.
Je m’exécute :
Since he went, the blues walked in and met me
If he stays away, ol’ rocking chair will get me
All I do is pray, the Lord above will let me walk in the sun once more.
P.-S. 2 Pour le amateurs de musique comparée, le vieil ami Therrien a aussi proposé l’écoute de Stormy Weather par une autre activiste : Billie Holiday. Elle nous arrache le cœur.
Don’t know why there’s no sun up in the sky Stormy weather since my man and I ain’t together Keeps raining all the time Life is bare, gloom and misery everywhere Stormy weather, just can’t get my poor self together I’m weary all the time, the time, so weary all the time