2025

arenoso

Pour mémoire.

Une autre année de bourlingue : MadridSoria (Espagne),  Castille de la Manche (Espagne), San Bartoleme (Espagne), Plaisance (Espagne), Caceres et Trujillo (Espagne), Albacete (Espagne), Cefalù, PalermePrague, Palma (Île de Majorque), Ottawa, Québec la capitale, le Témiscamingue, le Sénégal (en prime), Camping à Fort Coulonge (osé), un motel à Dunham (censuré) et une suite à St-Athanase (interdit de publication).

Les missions que m’a confiées le FLC (Front de libération des chaises) :

J’ai aussi vu de nombreuses expositions. Les plus marquantes :

    • Les chaises de Pablo Reinoso. La meilleure exposition du groupe selon le Comité Central du FLC.
    • Symétrie synchronique / Synchronie symétrique.
    • Une exposition consacrée à la galeriste Berthe Weil au MBAM. Dessin pour la femme en rouge et vert, de Fernand Léger et La résurrection de la fille du Jaïre de Gabriel von Max.
    • Thomas Hirschhorn, «Cartographier le monde afin d’imaginer d’autres futurs». (FB)
    • Pollock et Warholl au Thyssen-Bornemisza à Madrid. (FB)
    • Henri Matisse au CaixiaForum à Madrid. (FB)
    • Les cent ans de la Leica. À Centre culturel Fernan Gomez, Madrid. (FB)
    • Le supplice d’une chaise devant supporter un colosse durant une transfusion sanguine. «New Blood / Sangre nuevo», par Michael Etmgreen et Ingar Dragset. Oeuvre vue au Musée d’art contemporain de Plasencia, Espagne. Le 20 novembre 2025. Cette publication avait été sponsorisée par le FLC.

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  • Art public à la Fondation Juan March à Madrid (FB)
  • Art public. La main de Botero et une course de 10 kilomètres lors de laquelle je me suis couvert de ridicule. (FB)
  • Maruja Mallo. Rétrospective au Reina Sofia. Vue à deux reprises. (FB)
  • Visite du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa (FB)
  • Intéressante visite au musée Thyssen-Bornemisza à Madrid pour aller à la rencontre de Proust, les arts et « La Recherche du temps perdu ». Une pensée pour le peintre Elstir, Bergotte, Vinteuil et la Berma. J’y ai trouvé Sarah Bernhard, Tintoret, Turner, Rembrandt, des chaussettes (pour Justin Trudeau?), un peu de sexualité, un moulin à vent et une chaise pour le FLC. (FB)
  • Rafael Canogar, peintre et sculpteur espagnol, me fascine par la diversité de son œuvre. Il a exploré de nombreux courants artistiques, de l’expressionnisme abstrait à l’informalisme, en passant par la peinture gestuelle et le réalisme engagé contre le franquisme. Ses œuvres réalistes des années 1970, chargées de révolte et de contestation, résonnent encore aujourd’hui face aux dérives ambiantes d’un pouvoir mafieux techno-autoritaire et impérialiste. Exposition vue à l’Hôtel de Ville de Madrid. (FB)
  • Galerie nationale de Prague (FB)
  • Art public. David Černý à Prague : Avoir la tête dans le cul?

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Une sculpture monumentale, représentant la tête de Franz Kafka. Composée de 42 couches rotatives d’acier inoxydable.

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    • Le musée Kampa à Prague.
    • Tiempos inciertos / Temps incertains, à Madrid. (FB)
    • Plensa. À la Lonja de Palma à Majorca (FB)

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  • L’horreur et le déclin de la raison. J’ai eu l’occasion d’aller voir des gravures de Francisco Goya à la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando. Des œuvres d’une noirceur saisissante, illustrant, entre autres, les désastres de la guerre, principalement ceux causés par les troupes de Napoléon.
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Des lectures :

  • «Bristol» d’Echenoz. Ma lecture préférée de l’année, mais pas celle de Frederick Beigbeder. Le vol d’une mouche. Un incipit météo et une voiture intelligente.
  • «Précieux sang» de Marie-Hélène Voyer. Lecture comparée de mauvaise foi avec l’excellent Kholkoze d’Emmanuel Carrère.
  • «Chauffer le dehors» et  «Uashtenamu : Allumer quelque chose» de Marie-Andrée Gill; Intrusion poétique de Ricardo à marde dans ces deux recueils.
  • «Certaines n’avaient jamais vu la mer» de Julie Otsuka. Livre exceptionnel. Le billet comporte une riche analyse lexicale.
  • «La colline qui travaille» de Manevy. Plus jeune, alors qu’il était à l’université, un professeur et écrivain avait traité Philippe Manevy avec mépris et condescendance lorsqu’il  lui avait confié son désir d’écrire un roman sur sa famille. Je peux vous assurer que cet enseignant, qui se voulait sans doute pédagogue, était à côté de la plaque. Philippe Manevy est devenu un véritable écrivain. Avec une mouche.
  • «La part de l’océan» de Dominique Fortier. Extravagances autour des incipit littéraires, de Moby Dick et des engins dits cognitifs.
  • «Les guerriers de l’hiver» d’Olivier Norek. Un bon roman. L’auteur a du souffle, le récit a une odeur de soufre. Il est difficile de ne pas y voir un écho à la guerre que livre la Russie à l’Ukraine. Analyse lexicale, as usual. Treize chapitres comportent des incipit météorologiques.
  • «Un avenir radieux», de Pierre Lemaitre. Il est fort ce Lemaitre. Son incipit mêle des images qui m’ont ravi : des mouches qui bourdonnent, des feuilles de marronniers frémissantes sous la brise (la météo), un vilain chien, pas mouillé, et une oreille tendue, prête à capter le moindre son. Il ne manquait plus qu’une chaise pour le FLC, et c’était la perfection, le renversement, le coup de circuit. Avec la participation du notulographe (Philippe Didion) et de Georges Brassens.
  • «Foule monstre» de Simon Brousseau. Une foule de micro-récits. À lire. Il m’a de plus permis d’enrichir ma collection «d’oiseaux qui tombent du ciel». Bonus : les oiseaux de Richard Powers dans La chambre aux échos.

Perdre son temps, s’amuser et résoudre d’épineux problèmes grammaticaux :

  • «La Dèche» d’Akim Gagnon. Je ne me suis pas pris la tête pour en faire la critique,  je n’ai eu qu’à citer son feuilleté discursif. Il m’a aussi donné l’occasion d’un finir une fois pour toutes avec l’épineuse question de la conjugaison du verbe départir. Avec la précieuse collaboration de l’hypermnésique EddY.
  • Lecture de deux livres du météorologue Denis Tillinac. Un deux pour un dans le même billet: «Spleen en Corrèze» et  «Du bonheur d’être réac».

Exhumer des cadavres :

Des films et une série :

  • L’année du cinéma iranien avec les films d’Abbas Kiarostami, de Jafar Panahi et d’Asghar Farhadi.
  • L’art de la citation cinématographique : «Une langue universelle» de Rankin citant «Où est la maison de mon ami» de Kiarostami.
  • Encore «Perfect days» de Wim Wenders.
  • La série «Empathie». Avec de petites réserves.

Une nouvelle catégorie :

Ma coquille de l’année : « Le crime de Crime et châtiment est une sphère dont le centre est partout, la conférence [sic] nulle part. » Interview avec J-P. Toussaint, en préface de ce roman de Dostoïevky. Livre de poche.

Le fait marquant politique de l’année : la consolidation du conservatisme. C’est mal parti en 2026.

Je me suis de nouveau fiancé. N’ayez crainte. Avec la même dulcinée : Dulcinée. Nous avons eu des tracasseries administratives avec la bureaucratie espagnole. Les épousailles auront lieu le jour de La Chandeleur, à Madrid, à 11h15. Un lundi romantique.

Mes vœux pour l’année 2026? Résister. Comment? Facile :

«Si le virtuel est la norme, alors résistez par le réel, par les corps, la sensualité, les amours, les amitiés, les rencontres, les liens, les balades, le théâtre, le cinéma, les cafés, le toucher, les vagabondages, l’imaginaire. Faites l’amour dans les trois sens du terme, charnel, symbolique et politique. Fabriquez de l’espoir, de l’humanité, de la liberté.»

Asma Mhalla : «Cyberpunk – Le nouveau système totalitaire.»

 

À propos de Luc Jodoin

Effleure la surface des choses. Intérêt pour la littérature, la langue, les arts visuels, la sociologie et les enjeux sociaux. Tendance woke. Préfère Madrid à Barcelone.
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2 réponses à 2025

  1. Marie-Anne+Poggi dit :

    Je n’ai qu’un mot à rajouter : impressionnant ! Éclectique dans vos choix artistiques et littéraires.
    Beaucoup de bonheur à venir, d’échanges et de découvertes stimulantes.

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